Kestuf'

Kestuf'

Ici, on parle du quotidien de ceux qui taffent avec leurs mains - et on se détend.

Noémie Lacombe

Dans ce podcast, je rencontre des professionnels de l'agriculture, de l'artisanat et plus globalement, des métiers manuels. Ils nous racontent leur quotidien à travers des petits jeux cocasses, sans formalités. On dégomme les clichés et les idéalisations qu’on se fait de leur job à grands coups de savates, on parle des aspects positifs ET négatifs de leur univers, et on décrypte leur vision sur l'avenir du secteur. Sans se prendre trop au sérieux évidemment.

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Le askip quizz d’Henri, charcutier [Extrait E05]

Extrait de l'épisode avec Henri, Charcutier.

Je vous invite à écouter comment Henri nous dégomme des clichés à grands coups de hachoir ! Il rétablit la vérité autant sur les femmes et les hommes qui le pratiquent que sur la profession en elle-même. Ca fait du bien et ça donnerait presque envie de se lancer en charcuterie...

Le Askip Quizz d'Henri :

  • Tu ne travailles que le cochon
  • Tu ouvriras ta charcuterie ou tu ne seras pas
  • Ton quotidien est de couper de la viande
  • Ton métier n'est pas très sexy
  • Tu fais beaucoup d'effort physique
  • Tu bosses entre hommes

Si cet extrait vous a plu, foncez écouter l'épisode en entier !

Bonne écoute.

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5. Charcutier - Henri Maignan | Culinariser la profession

Si l’enthousiasme devait choisir une égérie, je lui conseillerais Henri. Il est de ceux qui vous rappelle la puissance de la passion et qui vous donne envie de faire ce que vous aimez. Rien que ça ouais !

Du haut de ses 22 ans, Henri partage joyeusement son engagement profond pour son métier, son ambition grouillante d’idées de projets, sa discipline et sa volonté déjà bien ancrée de transmettre son savoir-faire.

On a parlé de la vie d’un compagnon sur le Tour de France, des options pour pratiquer le métier de charcutier, de la diversité de savoir-faire inhérente à la profession, de l’arrivée des femmes dans la profession, de l’ancrage de la charcuterie (et de la gourmandise) dans la culture française. On aussi évoqué le retard du métier sur des sujets d’innovation, des nouveaux horizons pour l’exercer et même de charcuterie végane ! Oui oui !

Une discussion chargée de rires, de détente, de partage et d’humilité. Henri nous ouvre amicalement les portes de son univers et je ne peux que vous recommander de vous y plonger. Je suis ressortie imprégnée du modjo bon-vivant, pleine d’énergie avec la conviction qu’on peut gravir des sommets en se donnant les moyens de ses ambitions. Tout ça dans un bonhomme de 22 ans, ça laisse projeter des jours heureux pour la charcuterie française.

On a souligné la force des valeurs des compagnons du devoir et de la qualité de l’enseignement du CPROC, on a salivé du rituel pain-rillettes à 9h de l’équipe de M.Bricaud, on a évoqué Francis Fauvel pour leur aventure au championnat de France de pâté croûte et leurs après-midis créatives et son ami charcutier Paul Digian pour son ourson guimauve en trompe l’oeil.

On a également cité :

  • I said it with Beef pour leur bouquet de saucisson
  • Josh Nylan à Sydney pour sa charcuterie de poisson
  • L’initiative de l’association Bondir.e_ contre la violence en cuisine
  • Le MOF Arnaud Nicolas pour son travail de charcutier

Si vous aussi, vous êtes chauds bouillants pour une boulangerie-charcuterie, foncez écouter Henri et saliver sur sa page Instagram.

Et une bonne écoute bien sûr.

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4. Charpentier - Bastien Ferrando | Faire les choses pour soi-même

Bastien est un invité spécial pour moi. Non pas qu'il soit chelou, ça, c'est à vous d'en juger (:D), mais il m'a beaucoup aidé dans mes recherches sur le métier de charpentière. Perché sur les toits de notre belle Savoie depuis plus de trois ans maintenant, on sent chez lui une sorte de plénitude. Alors si travailler en hauteur demande de l'équilibre, il faut croire que cela ouvre la voie à une certaine liberté.

Bastien, c'est peut-être un gars tranquille, mais c'est un gars concret. Parti ingénieur fini charpentier, il a appris à savoir ce qu'il veut, et maintenant qu'il le sait, il met en place le nécessaire pour l'obtenir. Pour autant, l'humilité est son credo et il n'hésite pas à montrer sa vulnérabilité. Sous ce bob cochounou, c'est un cocktail de gentillesse, de réflexion et d'accomplissement.

On aurait pu continuer des heures mais la caserne des pompiers attendait son soldat volontaire. Durant ce précieux moment, on a parlé de son chemin des barrages hydrauliques à la charpente bois, de la particularité d'un travail en équilibre, de la diversité du métier de charpentier, des différents formats dans lequel tu peux l'exercer et de l'investissement physique conséquent. On a aussi causé de ses frayeurs en hauteur et de ses petits secrets.

Bastien nous explique humblement et sans paillettes la réalité du charpentier, et ça, sous toutes les météos. De quoi repartir avec une idée honnête de ce beau métier dans lequel le savoir-faire exerce encore toute sa puissance et sa responsabilité.

A vos casques, airpods, partez !

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3. Maraîchère bio - Eloise Gross | Faire rêver de sa passion

Je m’attendais à une boule d’énergie, mais Eloise est un feu d’artifice. Moi, j’ai senti en elle une pleine joie de vivre et son métier en est une des sources, mais pas que. Parce que si produire des bons légumes pour que les gens mangent de bonnes choses est une des raisons pour lesquelles elle se lèvent le matin, d’autres aspects de son métier la stimulent tout autant.

Eloise, c’est le genre de meuf qui a le sourire flanqué dans la voix, qui fait rêver tout Instagram d’une vie à la ferme, qui prend soin de ceux qui travaillent à ses côtés et qui, malgré son lien étroit avec la nature, ose s’imaginer d’autres futurs que celui de maraîchère. Ses épaules sont bien solides, carrés face à leurs responsabilités et ambitieuses. Une badass.

Avec Eloïse, on a causé de l’importance des potes, de travail en équipe, de la mission qu’elle s’est donnée pour mettre en lumière sa profession en partageant son quotidien de maraîchère sur les réseaux sociaux, des prix du bio, de la complexité de s’installer en tant que jeune maraîcher, de la sexitude des légumes...

Cet épisode est une immersion heureuse dans sa vie de jeune agricultrice que je vous recommande chaudement. Je suis ressortie de notre discussion imprégnée de sa bonne humeur en m'imaginant un futur les pieds dans la terre. C'est la force d'Eloise, elle fait naître en vous des imaginaires inimaginables jusqu'alors.

Le Instagram de la Ferme de Domangeville : https://www.instagram.com/lafermededomangeville?utm_source=ig_web_button_share_sheet&igsh=OGQ5ZDc2ODk2ZA==

On a également cité Julian Boutillot, de mon jardinier bio : https://www.instagram.com/monjardinierbio?utm_source=ig_web_button_share_sheet&igsh=OGQ5ZDc2ODk2ZA==

Bonne écoute!

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2. Ebéniste - Florent Skawinski | De la graine au tabouret

Discuter avec Florent, c’est passionnant. Féru n’est pas assez puissant pour décrire son kiff pour le bois. Et pourtant, ce ne sont pas ses premières expériences professionnelles chez les plus bétonneux des politiques qui auraient laissé imaginer un tel intérêt pour cette si belle matière.

Flo, c’est un engagé. C’est le genre de mec qui va vous embarquer en croisade pour sauver nos forêts. C’est aussi celui qui a le mot juste, qui sait raconter le travail du bois avec éloquence et transmettre la passion qui l’anime. Quitter les sphères d’ingénieurs pour devenir ébéniste, fallait la tenter. Derrière ces petites lunettes et sa grosse moustache, y’a une bonne dose de courage et de détermination.

On a parlé de nos forêts françaises, des enjeux stratégiques de la filière bois, de carbone et de l’hérésie des Douglas, de la considération des métiers manuels et du rapport social avec les clients, des avantages de la collaboration et du partage chez les artisans et du danger du perfectionnisme. On a aussi décidé de changer le nom de la profession et on conseille fortement aux artisans d’agrémenter leurs explications de quelques mots tarabiscotés.

Au delà de tout ça, vous découvrirez les dessous du quotidien d’un ébéniste indépendant, du saut du lit au coucher en passant par la scierie. Le tout avec une belle dose de bonne humeur !

Foncez écouter Florent, artisan ébéniste et heureux créateur de l’atelier Ska. Et chanceuse comme je suis, mon ami.